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GENERALITES :
 
L’arbitre est un licencié d’un club de la Fédération Française de Basket Ball.
 
Joueur pratiquant ou ex joueur, entraîneur, dirigeant, il doit posséder une licence
en règle pour la saison en cours et avoir satisfait aux obligations médicales prescrites
par la Fédération.
 
L’arbitrage d’une rencontre de basket-ball exige la désignation de deux arbitres. 
 
Tout licencié peut arbitrer une rencontre si aucun arbitre officiel n’est présent
ou n’a été désigné. Il se fera assister d’un autre licencié présent dans la salle. Dès sa
prise de fonction en tant qu’arbitre de la rencontre, le licencié devient officiel et en
possède toutes les prérogatives.
 
Pour tous les championnats à désignation, les arbitres sont tenus à une
formation officielle qui leur est proposée par des écoles d’arbitrage de club, de secteur
géographique ou de département. Des examens ou habilitations sanctionnent le niveau
obtenu permettant d’évoluer dans des championnats définis.   
 
 
LA FORMATION :
 
L’arbitre de Basket Ball est tenu à des formations, initiale par niveau de
pratique, continue à l’intérieur des niveaux.
 
La formation initiale :
 
Les niveaux de pratique sont définis par les organismes correspondant aux
compétences de gestion des championnats.
 
Dans les championnats départementaux ou régionaux, deux niveaux de pratique,
au plus, peuvent être définis.
 
Dans les championnats fédéraux, trois niveaux sont établis en dehors du « Haut
Niveau » qui constitue une unité spécifique dont l’accès est réservé à des arbitres
potentiels qui suivent des formations spécifiques. 
 
A noter que, chaque année, les meilleurs arbitres du championnat NM2, NF1
sont retenus pour un regroupement débouchant sur un accès éventuel au Haut Niveau.
 
 
La formation continue : 
 
 Dans chacun des niveaux de pratique, les arbitres seront accompagnés par des
stages et des observations qui doivent leur permettre de progresser dans leur pratique
quotidienne.
 
 Un arbitre départemental a droit à une observation - évaluation annuelle au
moins.
 
 Un arbitre régional a droit à deux observations - évaluations annuelles au moins.
 
Un arbitre fédéral a droit à trois observations - évaluations annuelles au moins.
 
 La gestion de la formation des arbitres du Haut Niveau est de la compétence du
Directeur National de l’Arbitrage qui définit, chaque année, les mesures
d’accompagnement de l’observation et de l’évaluation ainsi que les stages ou
regroupements.
 
 
La validation des acquis de l’expérience :
 
 En annexe à ce statut figure un tableau rappelant que les expériences acquises
en tant que joueur ou entraîneur peuvent permettre d’accéder plus rapidement à des
niveaux de pratique. 
 
 Tout licencié peut présenter un dossier de reconnaissance des acquis de son
expérience. Ce dossier, transmis à la Ligue par le président du Comité, devra revêtir
l’avis de la C.D.A.M.C. Le Président de la Ligue transmet à la C.F.A.M.C le dossier
qui a reçu l’avis de la C.R.A.M.C… 
 
En fonction des expériences et des avis exprimés, une validation de pratique
sera accordée sur un niveau.
 
 Stagiaire dans une première saison, c’est l’autorité qui gère le niveau de
pratique qui délivrera l’habilitation définitive après évaluation. 
 
 
LES INDEMNITES :
 
La mission confiée aux arbitres exige compétence, entraînement, formation et
temps. Une indemnité de compensation proportionnelle aux contraintes et donc au
niveau de pratique est versée par les clubs en présence ou la fédération (caisse de
péréquation). Cette indemnité, définie chaque saison par la C.F.A.M.C, et validée par
le Comité Fédéral pour l’ensemble des championnats fédéraux, est revalorisée en
fonction de l’évolution du coût de la vie.
 
Les indemnités et remboursements des frais versés par les clubs dans les
championnats régionaux et départementaux sont définis par les ligues et comités.  
 
Les déplacements sont indemnisés selon un barème kilométrique qui peut être
dégressif en fonction des distances parcourues. Ces distances étant fonction des
niveaux d’intervention, les barèmes sont adaptés à ces niveaux.
 
 
DROITS ET DEVOIRS DES ARBITRES :
 
Préambule : 
 
L’arbitre est le directeur du jeu et son jugement fait toujours autorité.
 
Il a le devoir de faire respecter les règles en vigueur tant dans le jeu que dans
toute l’organisation administrative qui s’y rapporte.
 
Les pouvoirs importants dévolus à l’arbitre dans l’exercice de sa mission lui
imposent neutralité et honnêteté. Si son jugement au cours de la rencontre ne
saurait être remis en cause, un comportement défaillant par rapport à l’éthique ou la
déontologie sera porté à la connaissance d’une commission fédérale spécifique. Une
enquête approfondie sera alors diligentée par tous les moyens dont la commission
jugerait bon de se doter.
 
Avertissement, blâme, suspension de désignations pourront être prononcées par
cette commission spécifique. Les fautes graves relevant de malhonnêteté avérée seront
portées à la connaissance de la commission juridique qui statuera sur les sanctions
éventuelles.
 
 Les droits liés à la formation pratique :
 
Pendant les deux premières années de sa formation l’arbitre débutant a le droit à
un accompagnement. Parrain, ou mieux tuteur, doivent l’aider à surmonter le stress et
les difficultés que rencontrent tous les jeunes arbitres. C’est à ce prix qu’il sera
possible de fidéliser davantage…
 
Les droits liés à la qualité de licencié :
 
 L’arbitrage ne saurait être rendu exclusif de toute autre activité pour le licencié.
 
Joueur, entraîneur ou dirigeant, l’arbitre a le droit inaliénable de continuer à
exercer sa passion dans son club. Son devoir est cependant de donner ses
indisponibilités, un mois à l’avance au moins, et pour la saison quand c’est possible,
aux répartiteurs des niveaux dans lesquels il pratique.
 
Les droits liés à la pratique de l’arbitrage d’une rencontre :
 
 Depuis toujours l’arbitre a le droit et même le devoir de faire tout rapport
 dénonçant une attitude inacceptable d’un licencié.
 
 Les droits liés à la qualité d’arbitre : 
 
 Un arbitre qui est malade ou blessé est repris à son niveau d’exercice lors de son
retour. Les organismes qui désignent veilleront à organiser un retour progressif du
collègue.
 
 Tout arbitre peut prendre une année sabbatique. Il sera repris à son niveau lors
de son retour.
 
 Une absence de deux ans entraînera la perte d’un niveau.
 
 Une absence de trois ans, ou plus, entraînera la perte de deux niveaux et la
nécessité d’une observation. 
 
Les devoirs liés à la fonction :
 
Indisponibilités
 
L’arbitre s’engage à respecter le processus lié aux désignations. Il se doit de
prévenir le ou les répartiteurs dont il dépend lorsqu’il a la connaissance d’une
indisponibilité. Le support à utiliser n’est pas important et seul le résultat compte.
L’arbitre doit s’assurer que les informations transmises ont bien été comprises.
 
Si cette indisponibilité est transmise avant les désignations, elle doit être saisie
par le répartiteur du niveau le plus haut.
 
Si une indisponibilité majeure est transmise alors que les désignations sont
faites, l’arbitre sera remplacé. L’arbitre devra fournir un document qui prouve le motif
de son indisponibilité.
 
Dans le cas ou l’indisponibilité majeure n’est pas retenue, l’arbitre ne sera pas
désigné pendant 2 journées de Championnat de France (tous niveaux confondus). Les
répartiteurs pourront lui laisser ses désignations suivantes. Le répartiteur du niveau le
plus haut décidera des 2 journées de non désignation et fera la saisie informatique.
 
Un nombre anormalement important d’indisponibilités peut être un des critères
de décision dans le classement final.
 
Certaines indisponibilités sont considérées comme totalement indépendantes de
l’arbitre : le décès du conjoint, d’un descendant ou ascendant, la maladie ou
l’hospitalisation font partie des indisponibilités non comptabilisées.
 
Un arbitre ne peut être désigné plus de trois fois par WE (Le WE s’étend du
vendredi soir au dimanche soir).
 
Absences :
 
 L’absence à une rencontre est une faute grave qui doit être justifiée dans les
délais les plus brefs. 
 
 Si une absence est reconnue comme étant la conséquence d’une faute indéniable
de l’arbitre, une suspension des désignations sur deux journées sportives sera
appliquée immédiatement. Pour les cas moins évidents, c’est la récidive qui
déclanchera les sanctions administratives.
 
Le droit et le devoir de retrait
 
 Les CDAMC doivent mettre en place un système permettant le tutorat des
jeunes arbitres.   
 
 Dans le cadre de leur formation et de leur pérennité, les arbitres qui ont moins
de deux ans de pratique ne doivent pas officier seuls. Les organismes qui effectuent
les désignations doivent prendre des précautions particulières quand ils effectuent le
choix des coéquipiers ou tuteurs. 
 
 Le jeune arbitre, en cas d’absence de son collègue, avertit les équipes qu’il n’est
pas autorisé à officier seul sur la rencontre. Si aucun arbitre, neutre de préférence, ne
peut accompagner le jeune arbitre, celui-ci se retire et ses frais de déplacement sont à
la charge de l’autorité qui désigne.

VERSION PDF >>>>> STATUT DE L'ARBITRE